Trombinacoolos à l'Heure Musicale

Samedi 3 juillet 2021

Créé il y a bientôt deux ans, ce quatuor est composé d’Emmanuel Gérard, Florian Jung, Christophe Ledru et Dominique Roux, ce dernier étant à la tête de l’Académie des Arts, pôle d’enseignement artistique municipal du Triangle à Huningue. 

Ces talentueux musiciens ont concocté un moment musical pour faire découvrir la palette sonore et les possibilités de cet instrument assez méconnu qui fait partie de la famille des cuivres. Au programme, un répertoire allant du XVIIe  siècle au rock, en passant par le jazz et le blues, mais aussi empruntant aux musiques traditionnelles comme le negro-spiritual…

Des sonorités à la fois douces et veloutées ou plus percutantes et cuivrées du trombone.

Pour les écouter en répétition : https://www.facebook.com/trombinacoolos/videos/3871124086282511

y aller

Samedi 3 juillet, 17h, 

église Saint-Martin, 13 rue du Saule, Mulhouse

Entrée libre, plateau

Chants de flûte à l'Heure Musicale

Sylvia Bach pour un programme flûte-solo.

Samedi 26 juin, 17h

Le programme Chants de flûte est le premier projet pour flûte seule de Sylvia Bach. Son instrument y est présenté en toute transparence avec la fragilité qui en va de pair. La programmation unit deux grandes époques de la flûte traversière. Dans la musique baroque, la complexité virtuose des compositions de Bach père et fils, mais aussi de l’ami de la famille Telemann laisse découvrir à l’auditoire attentif motifs cachés, mélodies entrelacées et, avec la sonate en la mineur de Carl Philipp E. Bach, l’aube d’un nouveau tournant musical. Les morceaux du 20ème siècle favoris de l’interprète viennent nuancer cette complexité de leurs tapis sonores impressionnistes, voir modernes avec le morceau de la flûtiste et compositrice américaine Katherine Hoover, qui est à l’honneur pour clore ce programme.

Sylvia Bach, originaire de Lorraine, a commencé par étudier la psychologie et les mathématiques à l’université de Bâle. Pendant ses études elle a réalisé un rêve d’enfance et commencé à pratiquer la flûte traversière. Elle a ensuite poussé ce rêve jusqu’à un diplôme pédagogique (Lehrdiplom), qu’elle a obtenu en 2008. Aujourd’hui, elle pratique l’instrument en solo et en diverses formations de musique de chambre tout en gagnant sa vie en tant que psychologue scolaire. Ses activités musicales comprennent en outre le chant dans plusieurs ensembles vocaux de la région bâloise ainsi que les cours particuliers de flûte.

Y aller

Samedi 26 juin, 17h

Église Saint-Martin, 13 rue du Saule, Mulhouse

Entrée libre, plateau

Les Heures Musicales du temple Saint-Étienne sont délocalisées en l'église Saint-Martin, 13 rue du Saule à Mulhouse en raison des travaux de rénovation du temple Saint-Étienne. Merci de venir muni de votre masque et de respecter le protocole sanitaire. Entrée dans la limite des places assises disponibles dans le respect de ce même protocole. Ouverture des portes à 16h30. Entrée libre, plateau.

L'Heure Musicale du 19 juin 2021 avec le trio Shirli

Maho Sano (organiste), 

Ingrid Boyer (flûtes) et 

Lara Bevilacqua (soprano)

 

"LEGET EUCH" - 

"Abandonnez-vous au Sauveur"

L'Heure Musicale du 19 juin accueillera le trio Shirli, "mon poème" en hébreu, qui propose un programme jalonné par la pièce "Leget euch dem Heiland unter" de Jean-Sébastien Bach.


En effet, au travers d'un programme balayant neuf siècles d’histoire du Moyen-âge au XXe siècle, le trio, composé de Lara Bevilacqua (soprano), Maho Sano (organiste) et Ingrid Boyer (flûtes), a choisi un véritable "Leitmotiv" de l’histoire de la musique sacrée : l’abandon à Dieu.

Cet aspect est non seulement suggéré par le texte même de l'air de Bach, composé lors de son séjour à Weimar en 1714, mais également par le dévouement presque "amoureux" cité dans les cantiques tirés de la Bible, que Palestrina déploiera en Motet. Rognoni teintera celui-ci de passion par des diminutions fougueuses. Dans les psaumes mis en musique par Honegger (1892-1955), l’abandon est celui de la supplication envers Dieu dans nos faiblesses. La fin du concert suggère une certaine liberté par le "Laudate", la louange, avec Monteverdi au XVIIe siècle et une âme "Seele" qui peut entendre et voir, "hört im sehen". Avant d’achever ces réjouissances par une danse qui "stampare", qui "tape du pied", une Estampie Real du XIIe siècle.


Composé de trois musiciennes très complémentaires, venues de Suisse, de France et du Japon, le Trio Shirli offre un programme très coloré. La spécialisation en musique ancienne de la flûtiste sera rendu encore plus sensible par la soprano, elles seront soutenues par toutes les possibilités et la richesse de l’organiste.

 

Heures Musicales
Samedi 19 juin, 17h, église Saint-Martin, 13 rue du Saule, Mulhouse
entrée libre, plateau


Violon piano à l'Heure Musicale du 12 juin 2021

Quentin Vogel

Quentin Vogel et Oscar Nguyen le 12 juin 2021

Quentin Vogel, au violon, et Oscar Nguyen, au piano, sont amis de longue date. Ils se sont rencontrés lors d’un festival Pablo Casals à Prades il y a 6 ans. Ils ont tout de suite ressenti une complicité musicale et partagent la même passion pour la musique. Quentin étudie au Koninklijk Conservatorium de Bruxelles, et Oscar au Conservatoire National Supérieur de Paris. Ils auront le plaisir de vous interpréter un programme varié, avec des œuvres de compositeurs tels que Bach, Saint-Saëns, Beethoven Ysaye....

Quentin Vogel est né à Mulhouse en 2001 et a débuté le violon à l’âge de 6 ans auprès du Conservatoire de Mulhouse. À l’âge de 8 ans, il rejoint la classe de Françoise Zöldy à Bâle. En 2011 il entre au Conservatoire Régional de Strasbourg. L’année d’après, il rejoindra la classe de Dominique Froehly au Conservatoire de Colmar. Quentin suivra également des cours auprès de Victor Dernovski, 1er Violon Solo Orchestre Symphonique de Mulhouse. En septembre 2014 à 13 ans, Quentin sera admis au Conservatoire Supérieur Royal de Bruxelles, dans la classe du Concertiste Yossif Ivanov. Il a participé à des master-class avec : Fédérico Agostini (Eastman School of Music, New York), le Quatuor Talich, Marc Coppey (CNSM Paris, quatuor Ysaye), Francis Duroy (ex 1er violon solo de l’Orchestre National de Lyon), Luc Hery (1er violon solo de l’Orchestre National de France), ainsi que Alexis Galperine (CNSM Paris). Il a été lauréat de concours internationaux tels que : Clé d’or (1er prix et 2ème prix), Concours Vieuxtemps (prix du public), Concours international Marie Cantagrill (prix de la sonorité), et le Concours International Arthur Grumiaux.

Oscar Nguyen
 
Quentin a été invité à divers événement tels que le Concert « Délice Musical » au Musée Schlumpf de Mulhouse, animé par Frédéric Lodéon en 2012, Concert en tant que soliste aux « Heures Musicales » du Temple Saint-Etienne de Mulhouse en 2013, 2014 et 2017. Concert de l’Académie du Festival Pablo Casals en août 2014. En 2012, 2013, 2014, et 2015 il a participé au concert des Jeunes Talents en « Off » du Festival International de Colmar « Spivakov ».  En décembre 2015, Quentin Vogel a fait une série de 3 concerts, jouant le concerto de Mendelssohn accompagné de l’orchestre symphonique de Colmar.

Heures Musicales
Samedi 12 juin, 17h, église Saint-Martin, 13 rue du Saule, Mulhouse
entrée libre, plateau

Reprise des Heures Musicales le 5 juin 2021

Les jeunes talents de Maestri pour la reprise des Heures Musicales

À l'automne dernier, peu de temps avant l'arrêt de toutes les activités culturelles, nous avions eu le plaisir d'accueillir l'Académie internationale de Musique Maestri de Riedisheim dirigée par la pianiste Nataša Bekčić. Et nous nous étions déjà donner rendez-vous pour la fin de l'année scolaire. Les circonstances ont voulu que cette année aura été largement perturbée mais les élèves et professeurs ont continué, quoi qu'il en coûte, à se retrouver et à travailler. Dans des conditions si particulières, les uns et les autres sont la preuve de l'extraordinaire vitalité et du désir de vivre.

C'est donc tout naturellement que nous pourrons les retrouver pour la reprise de nos Heures Musicales le samedi 5 juin à 17h. Tout au long du mois de juin, les Heures Musicales auront un programme varié avec le duo violon-piano, Quentin Vogel et Oscar Nguyen, le 12 juin, l'Ensemble Alteratio sous la direction de Ingrid Boyer, le 19 juin, l'Orchestre d’Harmonie de Mulhouse, dirigé par Michel Hermann, le 26 juin, et enfin, le 3 juillet, Trombinacoolos.

Les Heures Musicales du temple Saint-Étienne sont délocalisées en l'église Saint-Martin, 13 rue du Saule à Mulhouse en raison des travaux de rénovation du temple Saint-Étienne. Merci de venir muni de votre masque et de respecter le protocole sanitaire.

Samedi 5 juin 2021, 17h

Église Saint-Martin, 13 rue du Saule, Mulhouse

Entrée par l'allée Casquette, sortie par la rue du Saule.

Entrée dans la limite des places assises disponibles dans le respect de ce même protocole. Ouverture des portes à 16h30. Entrée libre, plateau.


Le Printemps du Tango à Mulhouse

Du 11 au 13 juin

Toutes les informations sur leprintempsdutango-mulhouse.fr  

"Danse de vie, danse de mort, élégance et nostalgie, force et sensualité, le tango d'hier et d'aujourd'hui nous fait rêver des trottoirs de Buenos Aires, des ombres et lumières des bas fonds de la ville. Se laisser emporter par ce mouvement hors du temps, regards échangés, corps en liberté, géographie intime d'un monde révélé". 

 C'est bientôt le Printemps du Tango à Mulhouse, du 11 au 13 juin prochains. Saint-Étienne Réunion en est partenaire de longue date et pour en donner un avant goût, nous vous avons préparé une série de concerts virtuels sous la houlette de Matthieu Denni.  

Le Printemps du Tango 1 : MISA TANGO

Le Printemps du Tango 2 : BANDONEON

Le Printemps du Tango 3 : MI BUENOS AIRES QUERIDO

Le Printemps du Tango 4 : TANGO NUEVO

Le Printemps du Tango 5 : LIBERTANGO

Le Printemps du Tango 6 : MILONGA

 

L'Heure Musicale virtuelle du 22 mai 2021

 Samedi 22 mai 2021

LE CARAVAGE – 450 ANS

[…] Quaedam divina poetis

Vis animi est, veloque tegunt pulcherrima rerum,

Ambiguum quod non acies nisi lyncea rumpat,

Mulceat exterius tantum, alliciatque tuentes[…] 

Les poètes ont une certaine force divine : ils voilent les plus belles choses d’une façon si ambiguë, qu’aucun œil, sauf celui du lynx, ne peut le percer. L’extérieur brille d’une telle manière qu’il attire – bannit les regards.

Raffaele ARGENIO

Jordi Savall: Lachrimae Caravaggio (Hespèrion XXI) - YouTube

Le Caravage, de son vrai nom Michelangelo Merisi, naît à Caravaggio en Lombardie en 1571. Très tôt orphelin de père il grandit au sein d’une famille aisée.

Il entre en 1584 en apprentissage dans l’atelier du peintre Simone Peterzano à Milan qu’il quitte au bout de quelques années. C’est sans doute là qu’il acquière sa sensibilité pour le traitement réaliste, caractéristique de l’école lombarde de l’époque.

En 1592 il part pour Rome et rejoint l’atelier du peintre maniériste Cavalier d’Arpino où il est chargé de peindre des natures mortes de fleurs et de fruits, motifs qu’il utilisera toute sa vie et qui deviendront quasiment une marque de sa production artistique. Son style se révèle et son talent se fait vite remarquer. N’ayant pas les moyens de payer des personnes pour poser, il peint en se servant de lui-même comme modèle. (Le Jeune Bacchus malade, par exemple est un autoportrait). Ses tableaux rompent déjà avec la tradition maniériste en proposant une lecture immédiate de l’image où le sujet, prit sur le vif, est figé dans l’instant comme s’il avait été “photographié“, concept visuel nouveau et inventé par le jeune artiste.

Dans ses scènes présentant des personnages mythologiques, religieux ou traditionnels il s’écarte également de la manière de la renaissance en les représentants sous l’apparence de personnes “réelles“, telles qu’il les rencontre dans son quotidien : sans aucune idéalisation, souvent vêtues de façon contemporaine et suggérant des traits de caractère appartenant plus au modèle qu’au personnage représenté.

Caravage aborde ensuite la peinture de genre qui deviendra grâce à lui un des thèmes majeurs du XVIIe siècle. Son style arrive à maturité, portant l’héritage du maniériste pour la composition, de l’école lombarde pour le réalisme lié à l’utilisation de la couleur et de la lumière et de l’influence de peintres vénitiens tels que le Titien, Giorgione ou Lorenzo Lotto pour les ambiances intimes et nocturnes.

Si l’anticonformisme en peinture au début du XVIIe siècle consiste, sous l’influence des Carrache, à s’éloigner du maniérisme en se rapprochant du modèle classique de Raphaël et Michel-Ange, Caravage en propose un nouveau basé sur l’étude de la réalité, tant au niveau du fond que de la forme, qu’il oppose à l’étude traditionnelle du savoir. Ses personnages sont humains, dans leur apparence autant que dans leurs émotions : la joie, le courage, la volonté, la peur, la surprise, la violence, sont autant d’attributs dont le Caravage pare ses personnages et offre à la lecture du spectateur.

Tant de nouveautés ne lui confèrent pas un accueil favorable de la part de la majorité des adeptes de l’art mais il est néanmoins soutenu par un certain nombre, conscient du génie de l’artiste. Il reçoit alors de nombreuses commandes de la part de dignitaires religieux pour la décoration de leur chapelle.

 À partir de 1600 environ il peint ses plus grands chefs-d’œuvre et commence à connaître la célébrité.

Néanmoins son caractère agressif et coléreux finit par jouer en sa défaveur. Caravage est un homme violent, il se bat régulièrement, séjourne quelquefois en prison, et va même jusqu’à tuer. Il aime s’habiller à la manière des riches, et même si ses vêtements sont déchirés cela ne fait qu’ajouter à son goût de l’exubérance et de la provocation.

Contraint de partir de Rome pour fuir des représailles à la suite d’un meurtre en 1606, il mène alors une vie d’errance. Il se réfugie à Naples où il continue à peindre pour des commanditaires privés.

lI part ensuite à Malte en 1608 où le Grand Maître de l’Ordre de Malte le fait Chevalier en hommage à son talent. Il en est vite renvoyé, en raison d’une altercation grave avec l’un des membres de l’Ordre. Il s’évade de prison et part pour la Sicile jusqu’en 1609. Il décide ensuite de revenir en Italie où le pape aurait abandonné les poursuites à son égard et lui aurait pardonné.

C’est sur le chemin du retour, en Toscane, qu’il trouve la mort à l’âge de 39 ans. L’on ne sait pas s'il a succombé à une fièvre alors qu’il traversait des marais sur la route de Rome ou si d’anciennes connaissances ont su profiter de son retour pour se venger d’affronts passés.

Le Caravage aura laissé aux générations suivantes un héritage artistique des plus importants. Il a non seulement rompu avec la manière de son époque mais il a surtout permis à l’art de prendre une direction nouvelle. Si Giotto et Masaccio qui ont permis l’évolution de l’image gothique à la renaissance, Caravage a inventé une grammaire et un vocabulaire pictural entièrement nouveaux qui serviront de base à la peinture baroque dans un premier temps mais également à tous les mouvements des siècles à venir dont l’objectif sera de rendre en image la vérité telle qu’on la voit et de l’interpréter avec toute la force de la passion mais sans aucun compromis. Si les générations futures ne seront pas exemptes de grands génies, il faudra attendre la fin du XIXe siècle avec Cézanne pour retrouver un artiste capable de remettre à ce point l’art en question et proposer un langage radicalement différent. 

Matthieu Denni 

L'Heure Musicale virtuelle du 15 mai

 Samedi 15 mai 2021

LES TROMPETTES DE LA RENOMMÉE


Alors la trompette retentira à toutes les portes de la ville
Et des oiseaux s'envoleront au bruit des fanfares.
Ils voleront longtemps au-dessus de la ville
Et, quand ils se poseront,
Déjà nous reposerons

Heureux, joyeux, le cœur contenté,
Dormant dans la nuit qui précédera le premier lever de soleil du bonheur retrouvé.

Robert DESNOS

Toute la playlist ou pièce par pièce ci-dessous

Giuliano Sommerhalder - Telemann Concerto - Baroque trumpet - YouTube

Avec une centaine de concertos connus, dont la moitié pour un seul instrument, un quart pour deux solistes et le reste pour trois solistes et plus, Telemann a généreusement servi un genre pour lequel il revêt systématiquement des « habits italiens », et on pourrait ajouter « d'église » tant le plan en quatre mouvements y est de règle. On y sent assez souvent cette « facilité » qui lui est volontiers reprochée, mais les idées ne manquent pas, le métier encore moins, et s'il est une critique qui ne saurait lui être adressée, c'est bien de ne pas suffisamment varier les plaisirs.

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Alison Balsom - Josef Haydn Concerto pour trompette et orchestre - YouTube

Haydn n'a pas été le premier à composer des concertos pour trompette : de Molter à Vivaldi et Torelli, de nombreux concertos ont vu le jour à l'ère baroque et nettement moins à l'ère classique. Léopold Mozart et Michael Haydn en ont composé, mais en tant que concertos intercalaires dans des grandes Sérénades.

Joseph Haydn a été le premier à composer un concerto pour la trompette à clefs, plus perfectionnée, inventée par Anton Weidinger.

C'est le dernier de l'ensemble des concertos de Haydn, composé en 1796 et créé par Weidinger lui-même le 28 mars 1800 à Vienne. L'engouement pour cette nouvelle trompette a ensuite incité Hummel à composer son magistral concerto en 1803.

Trois mouvements : Allegro molto initial, une forme sonate accomplie.
Andante (en la bémol) qui nous rappelle que le romantisme est en route
Rondo-Allegro final (très célèbre), avec une trompette virtuose qui nous fournit un thème inoubliable.

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J.N.Hummel: Trumpet Concerto - Roderick MacDonald - YouTube

Le concerto pour trompette de Johann Nepomuk Hummel occupe depuis les années 1960 une place importante dans le répertoire de cet instrument et, comme celui de Joseph Haydn (1796), fut composé pour Anton Weidinger (1766-1852), le virtuose vien-nois de la trompette à clés.

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BIS

The Carnival of Venice

Joseph Jean-Baptiste Laurent Arban est un cornettiste français, né à Lyon le 28 février 1825 et mort à Paris le 8 avril 1889. Il est l'auteur de la Grande Méthode complète pour cornet à pistons et saxhorn (1864) qui est, encore aujourd'hui, la méthode de référence pour l'apprentissage de la trompette et du cornet.

Jean-Baptiste Arban a été probablement le cornettiste français le plus brillant de son temps. Très jeune, il s'engage comme musicien dans la marine, jouant du cornopean. C'est ainsi qu'il participe en 1840 au voyage de la goëlette "Belle Poule" qui va à Sainte-Hélène chercher les cendres de Napoléon. En 1841, il entre au conservatoire national supérieur de musique de Paris où il étudie la trompette (naturelle) avec François Georges Auguste Dauverné et obtient en 1845 un premier prix. Après être sorti du conservatoire, Arban passe au cornet (inventé en 1831) et reprend du service dans la marine jusqu'en 1852. C'est pendant ces années qu'il met au point sa technique de jeu (en particulier le coup de langue), arrivant à un niveau de virtuosité qui stupéfie les dirigeants du conservatoire lors de l'exécution en 1848 d'une pièce pour flûte de Theobald Boehm. De 1852 à 1857, il fait partie de plusieurs orchestres de salon et est même invité à diriger l'orchestre de l'opéra de Paris. En 1857, il est nommé professeur de saxhorn à l'École Militaire, et publie sa Grande Méthode complète pour cornet à pistons et saxhorn en 1864, dans laquelle figurent, entre autres études de virtuosité, les célèbres "Variations sur le Carnaval de Venise". Le 23 janvier 1869, il peut enfin inaugurer une classe de cornet au conservatoire de Paris, après une tentative infructueuse sept ans plus tôt.

En 1874, il démissionne du conservatoire pour diriger des concerts à Saint-Pétersbourg à la demande du Tsar Alexandre II, où il remporte un grand succès. Il reprend son poste au conservatoire de Paris en 1880, et innove en recommandant l'usage d'une embouchure moins profonde que celle, traditionnelle, dérivée de l'embouchure de cor d'harmonie.
Les contributions de Jean Baptiste Arban à l'enseignement et à la technique de jeu du cornet sont bien connues, mais on connaît moins sa contribution à la conception et à la fabrication de l'instrument. En 1846, il travaille pour Adolphe Sax, qu'il conseille sur la production de ses saxhorns, et teste le "cornet compensateur" d'Adolphe Sax en 1848. Alors professeur de cornet au conservatoire de Paris, Arban développe en 1880 un nouveau modèle de cornet et le fait breveter en 1883 comme "cornet Arban". Un an après, il renonce à ses droits sur le brevet et Antoine Courtois construit le "cornet Arban" ainsi qu'une embouchure "Arban-Courtois". En 1886, Arban essaie d'imposer le "cornet Arban" au conservatoire, mais sa demande est rejetée.

Matthieu Denni

Entre 1883 et 1888, Arban expérimente des améliorations à la construction du cornet, et après 1885, collabore avec Bouvet, ingénieur concepteur d'instruments. Ils font breveter un "cornet Arban-Bouvet" en 1885 et l'instrument est fabriqué par Millereau, qui fabrique des cuivres de 1861 jusqu'au rachat de sa fabrique par Henri Selmer en 1931, tandis que François Sudre construit en 1884 à Marseille un cornet à compensation dit "Arban compensateur".
Arban meurt à Paris en avril 1889.