La crèche du Gang des tricoteuses

Une crèche au temple Saint-Étienne ? Avec Marie, Joseph, les anges, l'âne et le bœuf ? Comment est-ce possible ?

Normalement les temples protestants n'accueillent pas de crèches qui appartiennent plutôt à la spiritualité catholique. Mais lorsque le Gang des tricoteuses de Mulhouse s'empare de la représentation de la crèche dans les vitraux du temple pour en faire sa propre interprétation, c'est un dialogue entre les siècles qui s'instaure, entre la vision de l'artiste du XIVe siècle et celle des tricoteuses d'aujourd'hui, attachées qu'elles sont à illuminer la ville de leurs créations.

La crèche du Gang sera dévoilée ce vendredi 24 novembre, à 18h30 en préambule à l'inauguration du marché de Noël et sera visible jusqu'au 24 décembre, de 13h à 18h en accès libre.

Elle sera accompagnée d'un atelier dessin où petits et grands pourront livrer leur propre regard sur la crèche aujourd'hui. Les œuvres réalisées dans l'atelier ainsi que les coloriages du vitrail seront exposées au fur et  mesure dans les galeries du temple.

Dévoilement de la crèche
Vendredi 24 novembre, 18h30, entrée libre.

Common Time à l'Heure Musicale

Le trio "COMMON TIME" composé d'Yves Renaux (clarinette), Hélène Eschbach (contrebasse) et Luc Marin (piano) aborde des standards de jazz pour les (ré)interpréter dans une actualité propre à chaque musicien, afin d'en exprimer une orientation convergente, hors des sentiers battus.

Samedi 25 novembre, 17h
entrée libre, plateau

L'art du Madrigal à l'Heure Musicale

Samedi 18 novembre 2017, 17h

Un programme Renaissance proposé par l'octuor vocal Evocation, une jeune formation vocale alsacienne.

Cet ensemble composé de 8 chanteurs amateurs de bon niveau s’est produit pour la première fois, il y a juste 2 ans. L’ensemble des choristes a une solide expérience du chant choral, chacun s’ayant déjà produit dans différents ensembles reconnus dans la région en tant que choriste mais aussi en tant que soliste. Il est composé de Myriam Studer et Nathalie BOEHM (sopranos), Anne Hinderer et Annette Fruchard (altos), Augustin Fruchard et Laurent Imhof (ténors), Philippe Chanal et François Lentz (basses). L’idée de créer un octuor vocal est née de la volonté de chanter en formation restreinte un répertoire A capella.

Le premier programme exclusivement sacré, a permis à l’octuor de goûter à différents styles, d’oeuvres et d’époques différentes (de la période baroque avec Lotti ou Monteverdi, à nos jours avec Klimet ou Gjeilo), de 4 à 8 voix avec notamment des oeuvres qui ne sont pas forcément pensées à être chanté en petite formation. Le deuxième répertoire abordé, sous le titre d’Amours toujours a plongé le groupe dans les oeuvres profanes A capella de la Renaissance (Le Jeune, Certon, Jannequin, Lassus, Dowland…). Pour sa troisième, saison, Evocation a choisi de rendre hommage à Shakespeare et s’offre la participation d’un pianiste pour proposer un répertoire d’oeuvres du XIXe au XXIe siècle (Lindberg, Finzi, Ralph Vaughen Williams, Matthew Harris, William Matthias…) L’art vocal à un par voix, A capella demande une exigence qui est au centre du travail et qui a permis au groupe de créer un lien particulier entre chacun de ses membres. L’ensemble est placé sous la direction de Pascale Parayre. Professeur d’éducation musicale et chant choral, elle obtient la médaille d’or en orgue au conservatoire de Strasbourg en 2001, avant de se lancer dans l’art passionnant de la direction de choeur. Elle a obtenu en juin dernier son Diplôme d'Etudes Musicales de direction de choeur. Elle dirige actuellement le choeur du Labopéra Alsace et d’autres ensembles d’amateurs en Alsace, et continue de se former auprès de Catherine Fender, au conservatoire de Colmar.

Heures Musicales
Temple Saint-Étienne
à 17h
entrée libre plateau

Faute d'amour ou le vide de l'âme

Drame intemporel et universel, le dernier film d'Andreï Zviaguintsev, auteur déjà du très noir "Léviathan", nous interroge sur le vide abyssal de l'âme à travers cette histoire somme toute banale d'un divorce.

Il ne faudrait en effet pas croire que l'action se situant dans la Russie d'aujourd'hui, "Faute d'amour" soit le procès d'une société particulière. Bien au-delà d'être une critique sociale ou politique, même si l'inaction de la police est choquante, il s'agit plus d'une critique humaniste de la vacuité de l'existence quand on ne pense qu'à soi.

Le paradoxe étant justement que l’égoïsme de Boris et Génia, le couple au centre de l'intrigue, n'est jamais que le signe d'une absence totale de vie intérieure. Ils ne sont préoccupés que par l'apparence et le matériel, leur appartement, leur nouveaux couples, leurs métiers. Persuadés l'un et l'autre que leur absence de bonheur vient uniquement de l'autre justement et qu'ils ne pourront trouver le bonheur qu'avec une autre personne, ils s'illusionnent complètement.

On ne pourrait même pas leur reprocher cette illusion parce qu'ils n'ont en réalité pas la capacité de s'en rendre compte. N'ayant pas "de soi", ils ne peuvent comprendre l'échec absolu de leur nouvelle situation. L'absence d'émotion et de sentiments dans les derniers regards, tant de Boris devant sa télé que de Génia seule sur son tapis de course révèle qu'ils n'ont rien compris malgré ce qui vient de leur arriver.

La disparition de leur fils de douze ans, Aliocha, est le révélateur de cette impossibilité d'être lorsque l'on a pas de vie intérieure, qu'elle soit intellectuelle, spirituelle ou même sentimentale.

Dans des moments d'une rare intensité, particulièrement lors du passage à la morgue, se manifestent pourtant des signes de conscience, lorsque Génia affirme qu'elle aimait Aliocha et que Boris se rend compte de ses lâchetés. Il s'en faut de loin pourtant qu'ils ne comprennent à quel point Anton, l'amant de Génia, seul personnage clairement positif du film, a raison lorsqu'il affirme "On ne peut vivre sans amour" et l'amour passe forcément par l'autre. On ne peut s'aimer seul, il faut forcément un autre pour cela et c'est faute d'avoir compris cela, c'est "faute d'amour" que Boris et Génia s'enfoncent dans le malheur dont ils sont les seuls responsables.

Moraliste au sens noble du terme, Zviaguintsev nous offre cette fable dramatique pour nous faire prendre conscience du vide qui nous accable lorsque nous oublions d'aimer.


"Faute d'amour" ("Loveless") d'Andreï Zviaguintsev,

20 septembre 2017 (2h08min)
Avec Alexey Rozin, Maryana Spivak, Marina Vasilyeva

Récital clarinette et piano à l'Heure Musicale

Un concert proposé par Julien Suwatra (clarinette) et Fabrizio Di Donna (piano).

Se produisant régulièrement dans diverses formations aux répertoires très éclectiques, habitués à se produire en duo, Julien Suwatra et Fabrizio Di Donna se réunissent cette fois autour d'un programme dédié aux compositeurs français, d'époques et de styles variés, qui mettent leurs instruments à l'honneur : Ernest Chausson, François Devienne, Maurice Ravel, Georges Bizet et Charles-Marie Widor. Enseignants dans le Haut-Rhin et le Territoire de Belfort, ils saisissent tous deux chaque occasion de se produire sur scène et de partager leur musique avec le public

Samedi 11 novembre 2017
Heures Musicales
Temple Saint-Étienne
à 17h
entrée libre plateau
 

Naissance - Renaissance

La Chapelle Rhénane pour ouvrir le Festival de l'Avent


Le Festival de l'Avent du temple Saint-Étienne a le grand plaisir d'accueillir la Chapelle Rhénane pour son premier concert le 26 novembre à 17h avec son programme Naissance - Renaissance dédié aux motets luthériens pour la nativité.

Heinrich Schütz compose en 1647 le deuxième volume des Symphoniae Sacrae. De cet ensemble de motets conjurant la guerre de Trente Ans, jaillit paradoxalement une foi profondément ancrée dans le luthéranisme, mais surtout une joie exubérante inspirée par les nouvelles compositions de Monteverdi et la lumière italienne. Johann Hermann Schein compose en 1626 le second recueil des Geistliche Konzerte, unissant lui aussi le choral luthérien et l’esprit italien. Quelque cinquante ans plus tard, Dietrich Buxtehude puise dans la Bible les versets les plus enclins à susciter l’émotion et à décrire la relation intime qui lie le divin à l’humain. Johann Sebastian Bach, au siècle suivant, réalise dans ses cycles de cantates une synthèse éblouissante du mouvement baroque.

Au sein de ce programme destiné plus particulièrement à célébrer la Nativité, Benoît Haller, accompagné de trois instrumentistes, alternera chant et commentaires sur la proximité entre l’esprit de la Réforme et le tournant baroque en musique. Un concert tout particulièrement destiné à commémorer les 500 ans de la Réforme.

Distribution
Benoît Haller, ténor et récitant
Guillaume Humbrecht, violon
Marion Korkmaz, violon
Sébastien Wonner, orgue

Y aller
Temple Saint-Étienne, place de la Réunion, Mulhouse
dimanche 26 novembre, 17h
Billetterie (10€, 8€, gratuit moins de 18 ans) : librairie Bisey, Musique d'Orelli et Musique Galland à partir du mardi 14 novembre ou déjà en ligne

Luther ou Le mendiant de la grâce au temple Saint-Étienne



 

2017 - 500 ans de Réformes

Martin Luther et son message relu au XXIe siècle dans une démarche créatrice et participative

Dimanche 12 novembre, 17h
Billetterie disponible au temple (tlj sauf lundi et jours fériés, de 13h à 19h) et le soir du concert
Tarif normal: 25 €
Tarif réduit : 12 €

Un opéra pour notre temps

Les proches de Luther sont tous là, autour de la table, à l’attendre : Philippe Melanchton, le savant théologien, Catherine de Bora, l’épouse du Réformateur, des étudiants, des membres de la famille… Une fois de plus, l’homme pressé tarde à rentrer. Les verres tintent, les discussions vont bon train, les boutades et les critiques fusent à propos de Luther, toujours en vadrouille. Au fil des échanges se des-sine le portrait contrasté et imposant du personnage qui trace une voie nouvelle dans la chrétienté occidentale. Gabriel Schoettel auteur de plusieurs romans et de pièces de théâtre, signe là un livret riche et tonique en 11 tableaux

Il s’agit d’un opéra contemporain dont l’action se déroule au courant du XVIe s. mais qui n’a de cesse d’interroger la vie et l’action de Martin Luther le théologien réformateur. Loin de magnifier le personnage de Martin Luther, cette création artistique évoque des moments clé de sa vie, rappelle les points saillants de sa pensée et les met en regard avec notre réalité du XXIe s. Sur une musique et des images de notre temps, le spectateur sera surpris de la modernité du message de Luther, en particulier sur la question de la grâce.

Jean-Jacques Werner, né en 1935, témoigne d’un remarquable parcours de chef d’orchestre et de compositeur. Son attache culturelle est double : l’Alsace, le choral luthérien, ses études à Strasbourg avec Fritz Munch puis Paris et sa rencontre déterminante avec son maître Daniel Lesur. Le catalogue d’œuvres de Jean- Jacques Werner est très vaste : musique de chambre, œuvres orchestrales, oratorios, cantates, opéras…

Humanisme, spiritualité, poésie se côtoient pour mettre en musique les mouvements de l’âme, une constante chez JJ.Werner. Son imagination musicale foisonnante, sa profonde connaissance du chant et des instruments, son sens du raffinement mélodique se retrouvent dans cette œuvre majeure, réceptacle de plus de 50 ans de travail de composition. Les mélodies de Luther ne seront pas en reste et apparaîtront en filigrane au fil de l’œuvre.

Deux rôle-titre (Catherine et Philippe), plusieurs solistes (Johan, Matthias, Tante Lehne…) un ensemble vocal, un récitant et 11 musiciens joueront sur scène. Une chorale locale formée de choristes issus du Chant Sacré de Mulhouse intervient ponctuellement dans une démarche participative.

Sören Lenz, pasteur et metteur en scène, donne la touche visuelle et symbolique à cet oratorio. La mise en scène, sobre, jette des passerelles entre l’action qui se joue il y a 500 ans et le monde actuel.

Cet opéra est une commande de l’UEPAL pour « Protestants 2017 - 500 ans de Réformes ». Sa réalisation se fait en partenariat avec le Conservatoire de Strasbourg. 

Musique : Jean-Jacques WERNER - Livret : Gabriel SCHOETTEL - Mise en scène : Sören LENZ
Contact
Daniel Leininger - Service musique UEPAL
musique@uepal.fr—03 88 25 90 35