L'Harmonie des Mines à l'Heure Musicale

L'Orchestre d'Harmonie des Mines de Potasse d'Alsace est régulièrement invitée à se produire dans le cadre de l'Heure Musicale. 


Ce samedi, l'Orchestre interprètera Die Frau Meisterin de Suppe, Music for a solemnity de Jan de Haan, Castellum de Mario Burki, El camino real d'Alfred Reed, Indiana Jones Selection de John Williams et Children of Sanchez de Naohiro Iwai.

Créée en 1928 par les Mines Domaniales de Potasse d’Alsace, l’Harmonie réunissait sous la direction de son chef fondateur, Victor Garnier, des membres du personnel : ouvriers, employés et cadres.
La nouvelle formation intégrée aux MDPA adhéra dès 1929 à la Confédération Musicale de France et participa ainsi avec succès à un premier concours à Vichy. Dès lors, elle acquit une importante notoriété, tant sur le plan local que national.

Après guerre, l’ascension se poursuivit sous la direction de Joseph Victor Meyer qui succéda à Victor Garnier en 1952, puis d’Albert ZEH à partir de 1961. Après son classement en division d’honneur lors du concours de Mâcon en 1976, l’Harmonie des Mines est considérée comme l’une des meilleures formations amateurs en France. 

En 1999, la direction musicale est confiée à Claude Brendel. Une nouvelle dynamique s’installe, une nouvelle ère se prépare : l’après potasse. Les MDPA mettent en effet fin à un siècle d’activité minière dans le bassin potassique alsacien. 

Sur cette voie, l’Harmonie est aujourd’hui dirigée par Thierry Schutzger, chef reconnu dans le monde musical de la région.

Samedi 16 juin 2018
Heures Musicales
Temple Saint-Étienne
à 17h
entrée libre plateau



Un récital et un colloque pour célébrer Chopin

Le vendredi 22 juin prochain, à 20h30, le pianiste mulhousien Augustin Voegele donnera un récital au temple Saint-Étienne. Au programme: des études, des préludes, des nocturnes et des mazurkas de Frédéric Chopin et d'Alexandre Scriabine.


Lauréat de plusieurs concours internationaux et diplômé de prestigieuses institutions parisiennes (l’École Normale Supérieure de Musique et la Schola Cantorum), Augustin Voegele est également docteur en littérature. Et précisément, ce récital est proposé en clôture d'un colloque intitulé « Écrire avec Chopin », qui réunira à Mulhouse, les 21 et 22 juin, les plus éminents spécialistes du compositeur polonais et de son œuvre: signalons en particulier la venue de Konstantin Zenkin, professeur de musicologie au Conservatoire Tchaïkovski de Moscou, et de Lawrence Kramer, compositeur américain de renom.

Organisé par Augustin Voegele et Peter Schnyder, Président de la Fondation Catherine Gide et spécialiste bien connu de l'œuvre d'André Gide (qui lui-même était un grand admirateur de Chopin), ce colloque se veut ouvert à tous : l'entrée, d'ailleurs, est libre pour les conférences comme pour le concert.

Y aller.
Pour le colloque : jeudi 21 et vendredi 22 juin, de 9h à 18h, Salle Gandjavi, FLSH (Faculté des Lettres, Langues et Sciences Humaines), Campus Illberg, 10, rue des Frères Lumière à Mulhouse.

Pour le concert : vendredi 22 juin, à 20h30, temple Saint-Étienne, Place de la Réunion, Mulhouse. Pour plus de détails, rendez-vous sur : http://www.ille.uha.fr/

La Révolution silencieuse, chacun pour tous.

Novembre 1956, dans la cité modèle de Stalinstadt en République Démocratique d'Allemagne, une minute de silence va changer la vie d'une classe de jeunes bacheliers. En manifestant ainsi leur solidarité avec les insurgés de Budapest, ils deviennent des "ennemis de l'État" alors même qu'ils n'en n'ont pas conscience.

Ils adhèrent pourtant tous profondément à l'esprit du socialisme qui leur donne la chance, eux qui sont fils d'ouvriers, de petits commerçants voire de l'élite communale de faire des études, passeport pour un avenir aussi brillant que le sont les petites rues proprettes de la cité toute neuve. Ils croient en l'avenir promis par le socialisme et espèrent lui trouver une voie allemande, débarrassée de l'occupation soviétique. Mais les autorités ne vont pas l'entendre ainsi et vont exiger de connaître l'initiateur de la minute de silence.

Rester solidaire au risque d'une exclusion collective ? se dénoncer soi-même en victime expiatoire ? dénoncer les initiateurs, Kurt et Théo ? Comment rester fidèle à ses convictions, à ses engagements au sein d'un groupe sans pour autant perdre son individualité ? Tels sont les questions soulevées par "La Révolution silencieuse" mais aussi que faire de l'héritage glorieux ou infâme de ses parents selon qu'ils ont été du bon côté ou du mauvais côté en 1945 ?

C'est très subtilement que le réalisateur Lars Kraume explore chaque facette de cette société socialiste où les autorités tirent leur légitimité de leur réelle résistance et de leurs souffrances infligées par la Gestapo. Elles ne veulent plus de "graines de nazis" mais seulement des "héros du socialisme". 

Et chacun va devoir faire son choix entre la lâcheté, l'héroïsme ou le simple respect de sa propre dignité, confrontés aux silences de la trahison ou de l'humiliation de leurs parents. Pourtant qu'il s'agisse du socialisme démocratique ou du national-socialisme, la logique est similaire. Lorsque les autorités s'adressent à chaque élève, c'est toujours en tant que faisant partie du groupe et ses intérêts tout en faisant appel à l'intérêt égoïste de chacun. Le "NOUS" des élèves est foncièrement différent du "NOUS" que veut imposer l'État totalitaire. C'est un "Nous" volontaire et consenti, revendiqué et éprouvé qui sort vainqueur de la confrontation même si le prix à payer en est l'exclusion. 

Ils opposent la force du collectif dans ce qui n'est pas une confrontation entre socialisme et capitalisme mais entre socialisme, qu'il soit "démocratique" ou "national" et individualisme lequel n'a rien à voir avec la recherche du seul intérêt individuel. Ou en tout cas est capable de comprendre que l'intérêt supérieur de chacun n'est ni dans la soumission, ni dans les marmites pleines mais dans cette participation libre au collectif que l'on s'est choisi. 

Un film éminemment politique qui nous rappelle que la liberté est toujours le fruit de nos choix aussi difficiles soient-ils, dans cette scène d'anthologie où chacun, l'un après l'autre, se lève et déclare "c'est ma décision".

L'Europe à la croisée des chemins, contributions des Églises

Dans un contexte global d'effacement ou de remise en question de l'Europe, les Églises, en tant qu'institutions ancrées à la fois dans des réalités locales, nationales et européennes, peuvent contribuer à la recherche d'un avenir pour l'Europe. Christian Krieger lancera plusieurs pistes de réflexion à ce sujet et il répondra à nos questions lors du débat qui suivra. 

Christian Krieger est président de la Conférence des Églises européennes (CEC-KEK) et également président du Conseil synodal de l'Église protestante réformée d'Alsace et de Lorraine et vice-président de l'Union des Églises protestantes d'Alsace et de Lorraine.

La CEC-KEK est une association de 116 Églises orthodoxes, protestantes, anglicanes et vieilles-catholiques de toute l'Europe, ainsi que plus de 40 conseils nationaux d'Églises et organisations en partenariat. Fondée en 1959 pour maintenir les relations entre Églises séparées par le Rideau de fer, elle est aujourd'hui un outil de dialogue entre Églises et avec les institutions européennes (Commission européenne et Conseil de l'Europe). Elle dispose de bureaux à Bruxelles et à Strasbourg.

La conférence sera précédée de l'Assemblée générale de l'association Saint-Étienne Réunion à 18h30. 

Entrée libre

La Bible, un jardin de vie

La plus grande Bible au monde, 66 livres sur 66 m2.


Une réalisation du Temple Neuf de Strasbourg qui consiste en une installation biblique et artistique unique : les 66 livres de la Bible, imprimés intégralement sur dix pièces de tissu couvrant une surface totale de 66m2, sont suspendus dans le temple. Chaque panneau est illustré par un dessin grand format, créé spécifiquement par l’illustratrice Dorothée Duntze-Starck et inspiré du symbole du « jardin de vie ». Le texte de chaque livre biblique est présenté en colonnes, allant du sol à 3,80 m de hauteur. De la Genèse à l’Apocalypse, le bandeau de dessins donne une direction à la visite. Certains versets bibliques sont mis en exergue pour frapper le regard.

inauguration vendredi 15 juin, 18h30. 

Du samedi 16 juin au dimanche 9 septembre, ouverte du jeudi au dimanche de 13h à 19h sauf jours fériés et premiers dimanches du mois. Entrée libre.

Jeunes talents avec les amis de Maestri

Concert des élèves de l'International Academy of Music Maestri de Riedisheim. 

Sous l'impulsion de la pianiste Natasha Bekcic et des professeurs et musiciens professionnels de l'Academy se produiront les lauréats du Concours Musical de France et du Concours Artistique d'Epinal : ils ont gagné vingt-cinq prix dans les catégories piano et guitare, dont seize premiers prix, six deuxièmes et trois troisièmes prix. Programme varié de solos et de musique de chambre.

Heure Musicale
Samedi 2 juin 2018
Entrée libre, plateau