Foxtrot ou le poids du secret

On ne se libère pas impunément de ses fantômes. Tel pourrait être l'un des messages de ce film de Samuel Maoz, véritable métaphore de la décomposition d'une société en guerre permanente.

Nul adversaire réel ici, à moins que le chameau quotidien ou les rares passants sur cette route perdue au fond du désert constitueraient une quelconque menace. Et pourtant, le drame survient par excès de tension, par légèreté, par trop de pluie ou simplement habitude d'avoir le doigt sur la gâchette d'une mitrailleuse lourde.

Dommage d'avoir ainsi gâché le sourire de cette jolie jeune fille... malgré tout aucune culpabilité n'effondre le jeune Yonathan qui continuera à dessiner, même l'enfouissement des innocents.

Mais dans cette absurdité d'une société qui s'enlise, comme le fait le container où logent les sentinelles, où l'on est habitué à la mort ou en tout cas à son annonce, une justice immanente semble faire payer aux coupables le prix du sang. Mais que pèse la mort stupide de Yonathan ? De quelle justice serait-elle le nom si elle devait vraiment faire justice de ses actes ? Que signifie cette vie de culpabilité de son père, Michael, "coupable" d'avoir laissé passer un camion devant lui dans sa jeunesse, camion ayant explosé à sa place.

Ni Michael ni Yonathan ne sont coupables. Pourtant ils ne sont pas innocents mais au-delà de leur cas, c'est bien des traumatismes profonds que la guerre transmet de père en fils dont nous parle Foxtrot. La véritable justice aurait été de ne pas cacher la bavure et de mettre des mots sur ce qui venait de se passer plutôt que de l'enfouir au bulldozer, au sens propre du terme. Les vainqueurs de la guerre n'en sont jamais indemnes surtout lorsque celle-ci a perdu tout caractère utopique, ne servant plus qu'à défendre une société neurasthénique, nombriliste et oppressante qui fait le quotidien des parents de Yonathan dont la vie civile n'a guère plus de sens que la vie des sentinelles dans leur bourbier.

 L'on n'échappe pas à ses secrets à moins de leur donner forme en les révélant car cessant d'être secrets ils perdent leur force, c'est ainsi que Michael et Dafna s'en libèrent. Sans doute que Yonathan s'en est libéré par le dessin et qu'il est ainsi mort en homme.

Le Scunthorpe Cooperative Junior Choir en concert

Fondé il y a 94 ans, le Scunthorpe Cooperative Junior Choir est fier des opportunités qu’il fournit aux jeunes pour qu’ils reçoivent une éducation musicale exceptionnelle et des expériences enrichissantes. L’équipe de professeurs se consacre entièrement à inspirer ces jeunes choristes et à leur apprendre à produire un son chorale du meilleur niveau. Cette année, la chorale est en tournée en Allemagne et en France et les chanteurs sont ravis de donner des concerts au Titisee (Musikpavillon, lundi 23 juillet à 16h), Mulhouse (Temple Saint-Étienne, mardi 24 juillet à 20h) et Fribourg (Christuskirche, mercredi 25 juillet à 18h). Ils ont hâte de présenter des concerts magnifiques après leur travail de cette année.

Y aller
Mardi 24 juillet, 20h
Temple Saint-Étienne, place de la Réunion, Mulhouse
Entrée libre, plateau. 

Le soutien de Mulhouse J'y crois

Très active dans l'animation et la redynamisation de Mulhouse, l'association Mulhouse J'y crois a fait connaître par communiqué de presse son soutien à notre interpellation de la municipalité.
Nous tenons à l'en remercier.
Vous trouverez ci-dessous le communiqué


Le soutien du Conseil consultatif du patrimoine mulhousien

Dans l'affaire qui nous occupe actuellement concernant la programmation des travaux au temple Saint-Étienne, nous avons déjà reçu de nombreux soutiens de particuliers mais aussi d'institutions.
Notamment celui du Conseil consultatif du patrimoine mulhousien, présidé par Frédéric Guthmann.
Vous le trouverez ici : http://www.ccpm-asso.fr/files/downloads/2018-fil-de-l-eau-ccpm-4.pdf

Notre détermination

L'article paru ce jour dans l'Alsace rend fidèlement compte de notre état d'esprit tel que nous l'avons présenté à nos membres lors de notre Assemblée générale.

C'est rien de moins que la pérennité de nos actions qui est en jeu.

Notre palmarès de films pour la saison 2017-2018

Le groupe Pro-Fil de Mulhouse s'est réuni chaque mois durant la saison 2017- 2018 et en juin a fait le bilan rétrospectif des films qui lui ont paru être les plus inspirants de l'année écoulée.

Voir le palmarès 2016-2017 

Durant la saison 2017-2018, nous avons échangé et débattu autour de

- Foxtrot de Samuel Maoz en juin 2018
- La Révolution silencieuse de Lars Kraume en mai 2018
- Tout le monde debout de Franck Dubosc en avril 2018
- La forme de l'eau de Guillermo del Toro en février 2018
- Vers la Lumière de Naomi Kawase en janvier 2018
- Au revoir là-haut" de Albert Dupontel en décembre 2017 
- Brooklyn Yiddish de Joshua Z. Weinstein en novembre 2017
- Faute d'amour d'Andreï Zviaguintsev en octobre 2017
- 120 battements par minutes de Robin Campillo en septembre 2017

Cette année, nous avons adopté un classement en note "technique" et en note "artistique". La note technique saluant la réalisation, l'originalité, le traitement de l'histoire, en bref la forme du film; le note artistique saluant la dimension existentielle, spirituelle, poétique, en bref le fond du film. Chacun pouvant choisir plusieurs films dans son ordre de préférence personnelle, les choix ont pu être multiples et très subjectifs, le résultat reflète cependant une forme de consensus sans signifier pour autant que nous n'aurions pas aimé tel ou tel film, il s'agit de préférences dans une sélection.

En note technique, nous avons préféré
9 voix (sur 13) pour La Révolution silencieuse de Lars Kraume
9 voix (sur 13) pour Au revoir là-haut" de Albert Dupontel
7 voix (sur 13) pour La forme de l'eau de Guillermo del Toro

En note artistique, nous avons préféré
8 voix (sur 13) pour La Révolution silencieuse de Lars Kraume
7 voix (sur 13) pour Vers la Lumière de Naomi Kawase
6 voix (sur 13) pour La forme de l'eau de Guillermo del Toro

en note globale, nous arrivons au classement général suivant
17/26 pour La Révolution silencieuse de Lars Kraume
15/26 pour Au revoir là-haut" de Albert Dupontel
13/26 pour La forme de l'eau de Guillermo del Toro 
12/26 pour Vers la Lumière de Naomi Kawase
10/26 pour 120 battements par minutes de Robin Campillo
7/26 pour Faute d'amour d'Andreï Zviaguintsev
5/26 pour Brooklyn Yiddish" de Joshua Z. Weinstein
4/26 pour Foxtrot de Samuel Maoz
4/26 pour Tout le monde debout de Franck Dubosc

 

A Cappella à l'Heure Musicale


Un concert exceptionnel du William-Byrd-Ensemble Freiburg.

Le William-Byrd-Ensemble Freiburg est un ensemble vocal créé il y a un an à Fribourg en Brisgau (Allemagne). Sous la direction de Cornelius Leenen, les seize chanteurs interprètent a cappella des œuvres de compositeurs d’époques et d’esthétiques différentes : Leonhard Lechner et William Byrd (Renaissance), Heinriche Kaminski (début 20e siècle) Stefano Vicelli et Vic Nees (contemporains). Des compositeurs qui peuvent sembler éloignés et qui marchent pourtant côte-à-côte, ouvrant un espace de contrastes et de polarités complémentaires. Formé à la Hochschule für Musik de Freiburg-im-Breisgau, le chef de chœur Cornelius LEENEN est également pianiste, chanteur,  professeur de mathématiques et de musique au Lycée d’Ettenheim (Allemagne). Depuis le 1 décembre 2017, il est le directeur artistique du Fribourg Heinrich-Schütz-Kantorei.

Samedi 30 juin 2018
17h, temple Saint-Étienne, place de la Réunion, Mulhouse
Entrée libre