Chœur des Flandres

Samedi 2 juillet 2016

Concert de l'IEPERS KAMERKOOR (Ypres - Belgique) dirigé par Dirk COUTIGNY, avec la soprano Irène CARPENTIER.

L’Iepers Kamerkoor est un choeur mixte qui compte actuellement 30 membres et qui a été fondé en 1981 par Dirk Coutigny. C’est sous sa direction passionnée que le choeur se produit régulièrement partout en Flandre.
Le chœur interprétait initialement de la musique de la Renaissance et a depuis étendu son répertoire à des œuvres prestigieuses pour chorale et orchestre tout en privilégiant la musique vocale a cappella.

Le chœur a enregistré en 1989 un premier disque 33 tours contenant des chants de Noël et de paix suivi en 1992 d’un CD avec de négro spirituals qui a connu un grand succès à travers le monde, fruit d’une collaboration de l’Iepers Kamerkoor avec la soprano américaine Jeanette Thompson (2ème lauréate du Concours Reine Elisabeth 1988). Enfin, en 1996, le choeur enregistre un CD de madrigaux avec instruments de musique de la Renaissance.
Cette année, le choeur s’est notamment produit à Bruxelles à l’invitation de l’Institut Polonais. Il sera présent aux Concerts Estivaux d’Orgue à Haringe puis au Festival des Choeurs de la Province de la Flandre occidentale (2016-2018)
 
Organiste et chef de choeur, Dirk COUTIGNY a effectué ses études musicales au Conservatoire royal d’Anvers. En avril 1995 il a été nommé intendant de l’Orchestre Symphonique de Flandre (Symfonieorkest Vlaanderen) et en 2007 également de l’Orchestre de Chambre de Bruges (Het Kamerorkest Brugge). Il a enregistré en 1995 un CD de musique ancienne française mettant particulièrement en valeur le timbre spécifique de l’orgue Van Peteghem à Haringe. En décembre 2014, il s’est vu décerner le Trophée de la Culture de la ville d’Ypres.

En 2006, Irène CARPENTIER obtient son premier master en chant du conservatoire royal d’Anvers et poursuit sa formation à l’Opéra Studio de Flandres et à Fontys, l’école supérieure des arts à Tilburg (Pays Bas), où elle obtient son deuxième master en chant avec le professeur Xenia Meijer. Elle a été soutenue par la Fondation Robus et la Fondation Tivoli. Elle s’est produite dans de nombreuses productions d’opéra et a développé une grande affinité pour le répertoire de concert et d’oratorio, contenant entre autres Stabat Mater (Pergolesi et A. Scarlatti), Gloria (Vivaldi), The Messiah (Händel), Die Johannes Passion en Die Matthäus Passion (Bach), Die Krönungsmesse (Mozart), Messa di Gloria (Bellini) et Missa Solemnis (Waignein). Elle a créé Chinese Memories et Chinese Impressions du compositeur contemporain J. Famaey. Depuis 2016, elle continue sa carrière musicale en Allemagne. (www.irenecarpentier.com)


Heures Musicales
Temple Saint-Étienne
à 17h
entrée libre plateau


Théologie pour les curieux 15 - 25 juin 2016

Le sociologue québecois fait un incursion dans le débat français avec cette charge contre le multi-culturalisme.  Partant du constat de ce qu'il nomme "l'inversion de l'intégration" à savoir qu'aujourd'hui, ce ne sont plus tant les immigrés qui doivent faire l'effort de s'intégrer dans le cadre du pays d'accueil mais ce dernier qui doit faire preuve de capacité d'ouverture à l'autre dans sa diversité, il plaide pour que chaque culture soit respectée dans sa profondeur historique. Ce qui implique la non renonciation à ce que nous sommes.

Considérant le multi-culturalisme comme une idéologie totalitaire, il invite à une réflexion sur ce que nous sommes en train de sacrifier à cette nouvelle idolâtrie". Dommage qu'il soit à son tour récupéré par les tenants de l'identité "anti-droits de l'hommistes" car tel n'est pas son propos mais plutôt d'une mise en perspective historique et sociale tout à fait nécessaire.

Collection Actualité
368 pages - avril 2016 - Disponible
24,00€
 Le livre évènement à n'en pas douter puisque présenté comme tel par Emmanuel Carrère.

La Face Sud de Dieu, c'est celle que proposent les institutions religieuses quelles qu'elles soient et qui sont donc par définition pour l'auteur des freins, voire des voies de garage et à tout le moins des voies de facilité.

Il est autrement plus difficile d'aborder Dieu "par la face nord", toujours la plus ardue. Dans une large méditation spirituelle qui atteint parfois les sommets mystiques, Hervé Clerc, nous invite à "découvrir l'éléphant", reprenant une image ancienne où des aveugles tiennent chacun une partie d'un éléphant et pensent détenir l'ensemble. Une image pour décrire notre situation face à Dieu que nous ne saurions posséder et dont nous ne pouvons jamais avoir qu'une compréhension partielle.

1er Avril 2016
320 pages; 19€

L'édition en poche d'un ouvrage paru en 2000 et très pédagogique sur l'islam et ses doctrines bien plus que sur son histoire comme l'annonce le titre.

Pourtant en de courts chapitres, tous les sujets sont exposés, du soufisme à la prière, de l'Abrahamisme au schisme duodécimain de manière à donner une compréhension synthétique pour celui qui n'est pas baigné dans cette culture.

Un lexique des concepts et des personnages historiques est également très précieux pour comprendre le sujet.

Flammarion, mai 2016, 311 p. 10€
Les ouvrages de Marc-Alain Ouaknin sont toujours des perles d'érudition.

Cette édition en poche d'un ouvrage datant de 1994 n'a pas pris une ride puisqu'il s'agit justement de se fonder sur les principes de l'analyse textuelle du Talmud, compris comme un "éloge de la beauté de la vie".

Plus largement, il s'agit d'une éthique de la parole qui est "un refus de la parole instituée, morte depuis longtemps sous le poids de son insignifiance". Le judaïsme, à travers le Talmud se révèle ici comme le protestantisme plus comme une religion de la Parole que du Livre. Le Livre étant figé dans sa lettre alors que la Parole est de vie!

Point Essais, n° 278, juin 2016, 428 pp., 10,50
Le classique ! Auteur déjà d'une Vie de Jésus qui a constitué une véritable révolution dans la compréhension du Jésus historique, Renan persiste et signe en 1869 avec ce magnifique saint Paul, troisième volume de sa monumentale Histoire du Christianisme. Rééditer aujourd'hui de tels textes permet de retrouver toute la force romanesque avec laquelle les auteurs du 19e siècle s'emparaient des questions théologiques. Il en va de leur vie et de leurs convictions. Avec Ernest Renan naît l'exégèse historico-critique, que peut-on dire de Jésus ou ici de saint Paul en confrontant les textes bibliques et ce que l'on sait de l'histoire de ce temps. La vie de Paul devient ici captivante parce qu'elle est faite de renoncements, d'erreurs, de passions et en un mot d'une profonde humanité. À lire d'urgence.
Éditions des Équateurs, 2015
396 pp., 10€
 




Le vitrail à portée de regard

Notre nouvelle exposition d'été 

  Exposition de Patrick et Guillaume Jaegy. Tous les jours (sauf lundis et jours fériés), de 13h à 19h, entrée libre. Présence des artistes les vendredis après-midi. Jusqu'au dimanche 11 septembre.

La lumière a toujours été associée à la représentation de Dieu dans l'art chrétien. Ainsi de l'alternance entre pénombre et illumination dans les premières églises où le mystère de Dieu répondait à l'intériorité de l'âme. Les cascades de lumière inondant les églises gothiques et les cathédrales traduisaient ensuite une nouvelle conception même de Dieu, compris alors comme irradiant le monde de sa bonté.


Très rapidement cette inondation de lumière va se traduire par la mise en récit des grandes épisodes évangéliques ou des vies des saints. Dès le 12e siècle, les maîtres verriers vont transformer la lumière brute en image en colorant les pièces de verre des vastes fenêtres des édifices religieux. Alors que le lecteur regarde une enluminure dont les couleurs sont posées sur un manuscrit, le fidèle voit la lumière devenir une image en traversant le verre coloré. Et la manière dont ce verre va être coloré, autrement dit l'art du verrier, va intervenir dans la construction même de l'image et interagir avec le regard du fidèle.


Le maître verrier joue avec la lumière, il en fait un conte, un roman, un récit. En bref, il fait de la lumière son langage pour nous faire réfléchir et voir autrement ce que nous connaissons déjà par les Écritures. En travaillant le verre, c'est la lumière qu'il transforme mais plus encore c'est notre intelligence sensible qu'il forme.


Un art qui, au-delà de ses progrès techniques relatifs, n'a pas vraiment changé depuis le Moyen-Âge. Fidèle à cet esprit, Patrick Jaegy nous offre tout au long de cet été 2016 son regard sur la manière dont la lumière va venir impressionner notre esprit et peut-être notre âme. Ses interprétations lumineuses de scènes issues de ce patrimoine culturel commun à tous qu'est le Bible est une véritable prédication, fidèle là aussi à l'intention pédagogique des premiers verriers. Car il nous invite à comprendre le récit biblique comme un miroir de notre vie avec la force d'une parole qui nous rejoint à l'intérieur, réalisant ainsi ce mystère d'une lumière transformée qui nous touche jusque dans nos ténèbres.


Dans l'écrin du temple Saint-Étienne, Patrick Jaegy expose pour la première fois ses œuvres les plus personnelles tandis que Guillaume Jaegy montre que le flambeau est dignement repris. Elle entrent évidemment en résonance avec les vitraux du 14e siècle. De cette amicale confrontation ne ressort nul vainqueur mais seulement une immense reconnaissance à ces sculpteurs de lumières à travers les siècles.


Notre dossier spécial paru dans le Ralliement protestant de l'été 2016
Dossier réalisé par Jean-Marc Meyer 



Que voyons-nous lorsque nous entrons dans une église ? Divers objets caractérisant l'espace. Des bancs, voire des chaises, une table dans les temples protestants, un autel dans les églises catholiques, une chaire plus ou moins haute et utilisée. Parfois des éléments décoratifs, tels des statues ou des tableaux, voire une Bible ornant la table protestante. Et pourtant la première chose que l'on voit ne se voit pas en tant que telle.


La toute première impression d'un lieu de culte, quel qu'il soit, n'est autre que celle produite par la lumière ou son absence. La manière dont la lumière va éclairer ou non le lieu donne sa couleur à l'endroit, le charge d'une dimension symbolique et d'une signification qui va subtilement influencer notre compréhension de ce qui va se passer lors de l'office religieux. Une esthétique qui va, sans que nous nous en rendions compte, former notre sentiment et ouvrir notre cœur et notre intelligence d'une certaine façon à l'événement de la Parole.


La lumière agît sur nous et les maîtres verriers, créateurs des vitraux de nos temples et églises le savent bien. Lorsqu'ils taillent le verre, en grattent les couches colorées, fondent le plomb des bordures et dessinent leur fenêtre, c'est à la fois une prière et un message. Une prière parce qu'ils cherchent à servir l'esprit ; un message parce qu'ils lui donnent une forme.


Une prière de feu dans le cas des vitraux réalisés par Patrick Jaegy exposés au temple Saint-Étienne cet été. Les couleurs y jouent avec les formes dans une grande diversité mais toujours avec une chaleur et une intensité qui nous rejoignent sans jamais nous contraindre, au point que l’œuvre, certes figée dans un cadre, naît réellement dans notre regard. « Le vitrail à portée de regard » ou comment le récit biblique se donne à voir dans l'art du verrier mais aussi dans la manière dont nous le considérons. Alors prenons le temps d'entendre la Parole en allant voir comment l'art de Patrick Jaegy la donne à voir et à entendre en lumière.


Roland Kauffmann, pasteur animateur, Saint-Étienne Réunion

Commentaire des œuvres contemporaines en regard des vitraux anciens : Victor Ludwig


Nos heures musicales de l'été

Les Heures Musicales du temple Saint-Étienne se poursuivent jusqu'au 9 juillet inclus avec de magnifiques chœurs qui nous viennent des Flandres et de Copenhague.

Entrée libre, plateau

Tango en liberté

Le tango n'est pas seulement une danse mais c'est avant tout une musique, une inspiration et un souffle qui s'est répandu largement au-delà de l'Argentine des origines.

C'est le projet d'Odeon Orchestra que de souligner cette inspiration de musiciens européens par le tango. Au programme, Piazolla ou Carlos Gardel bien sûr mais aussi Georges Boulanger ou Adolfo Fernandez Esain

Odeon Orchestra est un ensemble de cinq musiciens, Jan et Nathalie Sosinski, Nathalie Kuntz,Louise Behr et Pascal Rebe, professionnels et professeurs dans les conservatoires ou écoles de musique de la région. Ils se sont engagés afin de faire  connaitre un répertoire délaissé et parfois considéré comme de la musique légère.


Y aller
Dimanche 26 juin, 17h
Temple Saint-Étienne, place de la Réunion, Mulhouse
Entrée libre, plateau


Autour du mot

Ensemble vocal ENVOL dirigé par Marjorie Chatonnier.

Du plaisant babil de l’enfant à la harangue de l’orateur chevronné, de la déclaration enflammée au doux murmure de secrets confiés à l’oreille amie, les mots sont omniprésents, ils sont le moteur de nos relations. Langage signé, parlé, chanté, dessiné… que de manières d’exprimer nos pensées ! L’adage dit bien que si "les paroles s’envolent, les écrits restent".
 
L’ensemble vocal Envol vous invite à voyager dans le temps, du XIXe siècle à nos jours, avec des petits mots, ou motets, d’hier et d'aujourd’hui, en langue dite morte, ou en langues vivantes, passant de la période romantique de Mendelssohn, Brahms, Bruckner, à celle, on ne peut plus contemporaine de Duruflé, Corboz, Kodaly, Gjeilo…
 
Heures Musicales
Temple Saint-Étienne à 17h
entrée libre plateau

Samedi 25 juin 2016
 

Airs de printemps

Samedi 18 juin 2016

Un récital de mélodies de Fauré, Ravel, Debussy, Tournier, Haendel, Strauss, Villa-Lobos et Vivaldi proposé par la soprano Aminta Marie Dupuis accompagnée par la harpiste Aude Rocca-Serra.


Heures Musicales
Temple Saint-Étienne
à 17h
entrée libre plateau

Notre nouvelle exposition d'été

Le Vitrail à portée de regard

Exposition de Patrick et Guillaume Jaegy. Tous les jours (sauf lundis et jours fériés), de 13h à 19h, entrée libre. 

Présence des artistes les vendredis après-midi.

Jusqu'au dimanche 11 septembre.

Dans l'écrin du temple Saint-Étienne, Patrick Jaegy expose pour la première fois ses œuvres les plus personnelles tandis que Guillaume Jaegy montre que le flambeau est dignement repris. Elle entrent évidemment en résonance avec les vitraux du 14e siècle. De cette amicale confrontation ressort une immense reconnaissance à ces sculpteurs de lumières à travers les siècles.

Inauguration le vendredi 24 juin à 18h30